Balzac et la petite tailleuse chinoise - Dai Sijie
Après les récits de ces derniers
mois ce livre apparaîtra d’une grande légèreté au parfum de la jeunesse. Il
m’en reste une impression de lecture vivante et pleine de fraîcheur.
En Chine, dans le contexte des
années de la révolution culturelle, deux
amis de 17 et 18 ans se connaissent depuis l'enfance. Ils sont envoyés en
rééducation dans les montagnes du Sichuan en 1971, considérés comme des
« intellectuels » du fait des métiers de dentiste et de médecin de
leurs parents. Ils devront être rééduqués par des paysans - mineurs.
La vie est rude et laborieuse.
Leurs talents, de conteur pour Luo et de
musicien pour le narrateur, leur permettent des relations particulières
avec les villageois qui les surveillent comme « ennemi du peuple »
engendrant des situations parfois cocasses.
Leur quotidien s’éclaircit de
deux rencontres. La « Petite Tailleuse », une jeune fille dite
« la plus belle de la montagne », pleine de vie mais sans aucune
instruction et de Binoclard, un autre garçon lui aussi en rééducation dans un
village voisin, qui a enfreint la loi en cachant chez lui une valise pleine de
livres contenant les romans de grands auteurs occidentaux du XIXe siècle. La lecture de ceux-ci, à
trois, éprouvée comme moyen d’émancipation à une condition répressive est un
bel appel au voyage par la lecture, autre sujet de cette histoire.
En souhaitant que vous passiez un
bon moment.
L’oubli de mes lectures ? Je viens encore d’en faire l’expérience. Oui j’avais lu « Balzac et la petite tailleuse chinoise » il y a une bonne dizaine d’années, probablement au moment de sa parution. Il me restait des images de village perdu dans la haute montagne, de garçons arpentant des chemins scabreux des hottes sur le dos… et de lectures interdites, dans la nuit. Mais c’est tout.
RépondreSupprimerA l’invitation de Marie je l’ai donc relu.
Une fois de plus, je suis sûre que d’être obligée d’écrire sur ce livre après avoir lu, me permettra de le garder en mémoire.
Cette fois ce que je retiens c’est la légèreté de ce récit, d’une histoire qui nous le savons par nos autres lectures était tragique. L’aspect comique. On est dans la farce, la grivoiserie, comme chez Rabelais, Cervantès, Mo Yan. La scène du violon qui ouvre le récit donne le ton. Plus tard, celle du vol de la valise contenant les livres où les garçons se cachent sous les lits, frôlant le seau « d’aisance » comme on disait chez nous autrefois. Et Mozart qui pense au président Mao, et les garçons qui racontent les films aux paysans qui n’ont jamais vu un écran… on rit, allant jusqu’à oublier le contexte de la rétention de ces jeunes en rééducation. L’auteur a réussi son pari (enfin, celui que j’imagine !) avec moi en tout cas.
Une chose qui me gêne quand même, l’impression que l’auteur se moque des paysans montagnards, sous prétexte qu’ils ne sont pas « cultivés ». Accorde une place considérable, essentielle, à la culture, et ici à la culture livresque occidentale. Est-ce si sûr que cela que le bonheur est dans l’instruction, le cinéma, les livres ? La connaissance de soi, la compréhension des sentiments humains et de l’amour en particulier, rend-elle vraiment plus heureux. Que dire de la révélation que Dai Sijie qualifie de salutaire « Sans lui (Jean-Christophe) je ne serais jamais parvenu à comprendre la splendeur et l’ampleur de l’individualisme » (p.153 dans ma version)
Comme les comédies de Molière, ce livre invite à la réflexion… j’aime ce mélange de drôle et de sérieux. Que les livres ouvrent des espaces à notre pensée.
Nous savons seulement que la petite tailleuse, à la fin, ayant pris conscience de sa beauté, de son charme, décide de quitter ses montagnes… mais pour quelle vie ?
On est jeudi, jour férié. Je m’arrête là, à vous la parole. Je retourne dans les hauteurs …rêver de balades en montagne !
J’ai lu ce livre il y a quelques années, je n'ai pas fait comme Claire, je ne l’ai pas relu, je l’avoue. Je l’ai offert à quelques ados de mon entourage et je l’ai feuilleté pour retrouver les sensations mais ayant également vu le film il y a du désordre dans mes souvenirs.
RépondreSupprimerJe me souviens d’un livre aimé avec des personnages attachants, profonds, intelligents et sensibles. Leur imagination débordante et leur insouciance sont un enchantement.
Je m’étais attachée à ce trio qui lutte contre l'oppression à coup de Balzac, de Dumas ou autres illustres auteurs méprisés par les diktats de Pékin.
Je me souviens de leur débrouillardise et j’ai retrouvé et relu l’épisode de « Mozart pense au président Mao », où un des jeunes rebaptise la sonate interdite pour sauver d’un autodafé le violon de son ami le chef du village ne résiste pas à cette sonate « révolutionnaire » et va épargner le violon.
Un autre exemple de débrouillardise avec le réveil matin qui fascine le chef d village, ce qui va leur permettre de grignoter quelques minutes supplémentaires de sommeil.
Je me souviens des principes aberrants de rééducation de ces jeunes intellectuels issus d’un milieu nanti. Austérité et rudesse auprès des paysans pauvres et analphabètes, tâches herculéennes et absurdes comme le transport sur le dos des rééduqués des excréments de toute la population de la commune sur les pentes abruptes des chemins de montagne.
Je me souviens du style élégant de Dai Sijie, du ton plein de malice, parfois railleur. Un conteur hors pair pour traiter d’un thème grave.
Ce livre d’amour et d’amitié est plein de charme et rappelle sans prétention que la force des mots et de l’imagination doublée d’un goût pour la vie, peuvent venir à bout du totalitarisme. Un ouvrage poétique, qui rend un bel hommage à la littérature.
Moi aussi j'ai lu ce livre il y a très longtemps,plus que dix ans, Claire,il est sorti en 2000!Je pensais même que c'était plus vieux que ça!
RépondreSupprimerJe l'ai relu.Et pour essayer de pimenter la chose, j'ai visionné le DVD.
Quand je l'ai pris à la bibliothèque, on m'a dit:"Il est au programme de troisième".Je l'ai lu avec cette information. Alors, vu sous cet angle ,oui, ce livre montre bien le cadre de ce qu'a pu être la "rééducation" en Chine dans les années 70.De plus, il y a une histoire qui, en plus d'être une histoire d'amour entre deux adolescents qui sont très différents, mais se trouvent pourtant très vite , est aussi , l'histoire de ces deux jeunes gens..Ils sont dans le partage de leur vie ,cet éloignement de chez eux, avec la dureté de la vie dans cette montagne perdue,loin de la ville.Ils sont aussi dans la rivalité face à la petite tailleuse.J'avais trouvé cette histoire bien posée, forte, ouvrant plein de questions.
J'avais aimé ce livre, et ne l'avais pas oublié car il m'avait marquée:je n'avais pas lu grand chose à propos de la vie des intellectuels qui avaient été envoyés à la montagne, ou la campagne, à l'époque.C'était imagé,pas trop dur, émouvant. J'ai retrouvé le plaisir que ce livre m'avait procuré,en redécouvrant les aspects de cette histoire dont je ne me souvenais pas vraiment.
Oui, il y a la question du mépris porté à l'égard de ces montagnards rudes et pris dans des traditions séculaires...mais n'est-ce pas plutôt la question de la différence de vies et de pensées qui est posée, en nous montrant à quel point chacun est organisé dans son milieu et devient inadapté quand on le trimballe ailleurs.La petite tailleuse y a-t-il gagné, d'avoir envie de quittrer le village, après ces lectures?La question reste posée.
Il y a aussi la question du nivellement de cette soi-disant civilisation qui fait que même au fond de la Chine on préfère Balzac, à un écrivain chinois...cela me pose problème.Ce n'est pas que je voudrais à tous prix que chacun se nourrisse de sa culture d'origine, mais tout de même, il y a un sacré nivellement autour d'un type de société occidentale, plutôt que de culture.
Mais j'ai envie de poser la question qui plane pour moi à propos de pas mal de nos lectures:nous sommes plus dans le style "documentaire romancé" que dans la lecture où le style de l'écrivain et ce qui l'amène à écrire nous marque et nous fait devenir différent, fondamentalement.;j'ai aimé le témoignage de la pianiste, mais je reste sur ma fain, quand nous ne lisons que cela;nous sommes plus dans le "livre pour tous"utile,et interessant pour des ados,et plus. .Les nouvelles japonaises, répondaient mieux à ce que je voudrais dire.Les aveugles, les femmes dans un compartiment,et autres histoires,nous ont ouvert à un monde, mais nous arrêterons-nous sans avoir rencontré les "grands" écrivains asiatiques?J'espérais en lire de nouveaux.Ce n'est pas ce livre qui me fait particulièrement poser la question. Mais tout de même.On est frappé par cette histoire,mais pour ma part, je n'ai pas envie de me pencher pus sur cet auteur dont j'avais oublié le nom..Voulons-nous lire seulement des histoires, où être saisis pas un texte.la petite tailleuse a entendu "x" fois la même histoire, elle a eu de plus en plus de plaisir...
Tu exprimes Geneviève une pensée qui me traversait aussi, quand je disais que j'avais envie qu'en octobre on réfléchisse ensemble au choix des écrivains.
RépondreSupprimerSur la lecture de Dai Sijie :
RépondreSupprimerJ'ai bien aimé le récit des ces deux jeunes se débrouillant comme ils le pouvaient, avec toute leur fraicheur et leur espièglerie, pour déjouer les rudesses d'un sort qu'ils ne remettent pas en cause. Les paysans sont quelque peu mis en retrait dans cette histoire, à part le gros méchant dégueulasse et stupide chef du village et le désagréable et insipide binoclard. Tout cela me fait un peu penser au théâtre de Guignol, avec un tas de péripéties croustillantes très visuelles (la scène chez le meunier, et la séance de vengeance du dentiste qui transforme notre gentil garçon garde du corps en « sadique débridé », en particulier sont truculentes)
Et puis il y a la belle tailleuse, pour lequel notre héros narrateur en pince, mais qui reste fidèle à son amitié. Ce n'est pas ce que j'ai préféré. Je la trouve moins intéressante, et ce n'est pas pour moi l'héroïne du roman. Elle part vers la ville, mais l'auteur nous laisse sur une interrogation quant à son intégration ou pas dans ce nouveau monde.
Seule scène vraiment dure qui rappelle ce que nous avons pu lire précédemment, le retour sur la dénonciation publique du père de Luo, qui est marquée d'une date comme pour mieux faire comprendre au lecteur, la véracité du propos.
Quant au style, la coupure amenée par les trois dits..., en particulier celui de la petite tailleuse m'a laissée perplexe. Cette parenthèse sur les ébats aquatico amoureux de Luo et celle qui n'a pas de prénom, la métaphore du porte clefs envoyé au fond de l'eau et ramené à chaque fois malgré le serpent (Luo aurait peut-être pu comprendre alors qu'elle serait bientôt prête à partir?), la scène de l'autodafé comme auto punition ne m'ont pas vraiment convaincue, parce que je les pensais intelligents, ces deux jeunes, et que les ouvrages de notre culture occidentale leur permettraient de comprendre leur comparse. (ce n'est pas parce qu'ils sont occidentaux, j'espère pour l'auteur mais parce qu'ils sont interdits??).
Sur les propos de Geneviève : je me méfie beaucoup de « grands auteurs », des "grands textes" ou alors on fait une prochaine série « grands auteurs, grands textes » pour en avoir le cœur net. Qu'est-ce que le style d'un grand auteur, qu'est-ce qui transporte dans une écriture, est-ce la même chose pour tout le monde ?? Moi j'ai été (il y a longtemps) transporté par l'écriture de Marguerite Duras, mais tout le monde n'a pas le même avis, c'est le moins qu'on puisse en dire. Quand on a proposé les classiques, moi j'avais opté pour un livre qui m'avait bouleversé, mais qui n'a pas bouleversé grand monde...
A suivre...
Evelyne
C'est vrai, tu as raison Evelyne.
RépondreSupprimerMais il y a des auteurs que je pensais peut-être aussi pertinents, c'était une question, je n'aime pas l'expression "grand livre" dont je me méfie.Et la preuve que la définition n'a rien d'évident, c'est j'ai une amie qui revient du Tibet, elle a fait un voyage un peu intello, avec un guide parait-il très interessant, et ils iot eu l'occasion de tomber sur de funérailles, auxquelles ils ont pu assister et partager quelque chose avec la famille.
ET bien le guide leur a conseillé de lire "Fnérailles célestee" en le présentant comme un livre important!...
Je me résous à mettre un mot sur La petite tailleuse, que j’ai lu à sa parution, donc il y a 14 ans puisque Geneviève nous dit qu’il est paru en 2000. On me l’a prêté avec enthousiasme, je l’ai lu avec, me semble-t-il déjà, une certaine désillusion mais sans déplaisir. Tout cela veut dire que je ne l’ai pas relu, je ne l’ai pas, et pas consulté ailleurs…
RépondreSupprimerCe livre n’avait-il pas fait un « tabac » chez Pivot, à « Apostrophes » ? Ca arrive, ces phénomènes médiatiques (en ce moment c’est un économiste, Piketty), un animateur brillant s’empare de leur défense… et ça peut faire du tort au livre qui ne prétend pas forcément à cette place de best-sellers, de devant de la scène.
Je meuble pour vous dire que je n’ai plus grand souvenir, si ce n’est comme d’un conte sur la révolution culturelle et l’astuce des exilés… Un conte que nous avons peut-être bien aujourd’hui appris à remettre très fortement en question. Si je continue dans les associations d’idées, excusez-moi, à défaut d’autre souvenir, ce serait comme le film La vie est belle où on nous parle d’une histoire très jolie d’un enfant gardé en douce et amusé dans un camp de concentration… Peut-être moins radical, mais je crois que c’est cela qui m’avait retenu, tout en étant sympathique et en ayant envie d’y croire, cette idée que le pauvre petit opposant maltraité va pouvoir trouver comment s’en sortir.
Bon, tout ça ce sont des élucubrations sur un vague souvenir, alors excusez-moi et peut-être ça fera un petit écho chez vous…
Anny le 3 juin 2014
RépondreSupprimerJe reconnais que d’emblée je me suis sentie mal et peut être est ce aussi une impression générale sur tous les livres lus cette l’année pour l’instant face à une misère matérielle mais aussi morale de tous ces gens en Asie. Mais aussi à contrario, quelle force ont ‘ils , quelle énergie pour se battre contre des éléments naturels !!!
Et ensuite pour échapper à leurs malheurs quelle belle poésie qui en ressort comme la description du réveil à travers l’image du paon qui faisait bouger les aiguilles puis quelle ruse de les bouger pour avancer ou reculer l’heure!!!
On s’interroge sur notre bonheur de lire et de choisir nos lectures n’est ce pas ? Quand d’autres n’y ont pas accès et feront tout pour récupérer ceux du « Binoclard » !!! Et qui « à l’âge où nous savions lire couramment il n’y avait déjà plus rire à lire !!! » J’ai un souvenir en parallèle avec nos amis tchèques qui eux aussi ont été privés de tout lors du communisme et n’avaient qu’un échappatoire : la lecture mais avec aussi des interdictions d'auteurs.
Heureusement qu’il y a l’approche de l’Amour pour ces deux adolescents et la princesse de la montagne du Phénix du Ciel pour les faire raconter des films et en inventer des passages pour sortir de leur marasme de leur boue et de leur merde . Encore une fois J’ai beaucoup aimé la douceur de ce livre malgré des conditions de vie si difficiles . Une espèce d’espièglerie de la petite tailleuse qui est si attachante incite à la suivre avec son orteil différent et à son amour pour eux et sa force pour les épauler.
C’était magique les mots de BALZAC écrit sur une veste qu’elle belle idée !! Se servir de ce support pour perpétrer les mots et donc le livre.
Le stratagème sur les poèmes censurés et donc modifiés pour plaire au chef est malicieux et contre l’ordre établi et non plus des chansons grivoises.
Est-ce qu’à Dijon aussi la ville étant si petite que si la cantine de la maison fait du bœuf(Bourguignon !) aux oignons toute la ville en reniflera l’odeur ???? A voir …
Et ce joli passage de la diarrhée du Binoclard juste providentielle pour finalement garder ses livres, on accompagne les ados dans leur cachette et leur course folle.
L’épisode de la carie enlevée me fait après coup accepter mes dix séances chez le dentiste : pas vous ?
On fini sur ce raffinement dans la description de la Balsamine jolie fleur impératrice du Phénix du Ciel comme à l’image de la petite tailleuse : délicate. Son départ vers un ailleurs meilleur l’ai aussi !
Biz
Balzac et la petite tailleuse chinoise de Dai Sijie
RépondreSupprimerMai 2014
Moi non plus je n’ai pas relu ce livre.
J’en garde cependant un bon souvenir du, il me semble, à plusieurs paramètres.
Le titre était étonnant : l’association entre Balzac et une jeune couturière chinoise, c’était plutôt intrigant.
Le fait qu’on ait affaire à des personnages jeunes, rendait plus légère la lecture de cet horrible phénomène qu’était la révolution culturelle édictée cruellement par Mao. Ce biais légèrement humoristique et un peu farceur que déplore Odile je crois, c’est trompeur en effet parce que la dureté des temps, elle, ne change pas mais elle transparaît tout de même dans le livre.
Enfin, peut-être ce livre lu autrefois nous a permis d’aborder ce que nous avons lu plus récemment avec l’idée de ce que fut ce grand chamboulement dans la société chinoise ?
Je lui trouve des mérites à ce livre et j’aime bien l’idée de l’avoir lu.
Quant à ce qui est évoqué, de-ci, de-là, dans les commentaires, cela vaudrait le coup, comme le suggère Claire, d’être discuté en Octobre.
Choix des textes, genres souhaités, temps donné pour le choix : il me semble qu’on était plus habiles dans nos recommandations quand il n’y avait pas de thème car alors nous allions directement à des livres que nous avions aimés.
Quant au retentissement des cultures, des littératures, des arts, d’un continent à l’autre, ce n’est pas d’aujourd’hui qu’il date, et, Dieu merci, il se continue et s’élargit. On a beaucoup de chance.
J’ai envie de finir sur cette phrase de Nicolas de Staël que je trouve merveilleuse de toute la contingence qu’elle contient :
« Pourquoi trouve-t-on beau ce qui est beau ? »
Ce livre à été plaisant.
RépondreSupprimerDeux jeunes garçons, une très belle jeune fille, une histoire d'amitié et d'amour, ces jeunes garçons pleins d'intelligence qui aiment les livres et les histoires et qui les partagent c'est forcément plaisant à lire.
Cependant je trouve que l'on prend un peu les paysans pour des idiots.
Je ne pense pas qu'on puisse les berner ainsi avec un réveil.
Je ne pense pas non plus que la petite tailleuse chinoise ait eu besoin de Balzac pour comprendre que "la beauté d'une femme est un trésor qui n'a pas de prix", peut être aurait elle dû lire Ronsard pour savoir que la beauté est éphémère.
J'ai relu ce livre que j'avais lu il y a des années. La première fois, j'avais été impressionné par ces interdits autour des livres et l'écriture de l'un deux sur une veste. Cette fois, j'ai réagi différemment. J'ai trouvé ce récit léger, et la psychologie des personnages peu approfondie. J'ai été peut être déçue par ce livre car les derniers lus, tout en traitant un peu des mêmes sujets, me paraissent plus denses et aboutis.
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